Commander le livre manifeste Time for the Planet Je commande arrow_forward Je commande le livre arrow_forward

"Time for The Planet veut lever 1 Md€"

Publié le 3 juillet 2021

Partager

Cet article a été publié dans CF News le 17/07/2020.

L'article n'est pas disponible en ligne.

------

Time for The Planet veut lever 1 Md€

La société à mission lyonnaise cherche à lever 1 Md€ pour financer 100 start-up qui lutteront contre le réchauffement de la planète. Une demi douzaine de serialentrepreneurs lyonnais, âgés de 27 à 35 ans, viennent de tout plaquer (ou presque) pour lancer Time For The Planet. Cette société à mission s’est fixé pour objectif de lever1 Md€ pour financer 100 start-up engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique. En six mois500 K€ ont déjà été réunis notamment auprès de l’écosystème lyonnais où des dirigeants, entreprises, fonds, business angels comme Laurent Fiard (Visitativ), Jean-Michel Aulas (OL Group), Gilles Assoland (France Angels), Emilie Le Goff (French Tech One) .... ont à eux-seuls misé300 K€. Investissements non lucratifs, inventions en open source «Si l’on a pu trouver 1 Md€, en France, pour sauver Notre-Dame, ce n’est pas un challenge délirant que de chercher à réunir 1 Md€ au niveau mondial pour sauver la planète», estime Coline Debayle, co-fondatrice de Time For The Planet avecMehdi Coly, Denis Galha Garcia, Nicolas Sabatier, Arthur Auboeuf et Laurent Morel(voir leurs fiches).

Avec cette somme, Time For The Planet entend accompagner des projets innovants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer l’efficacité énergétique, encourager la sobriété ou encore capter les gaz à effets de serre. La jeune équipe cueillera les innovations à la source et financera l’amorçage des start-up, leur série A, voire leur série B. Dans tous les cas TFTP sera majoritaire et l’innovation sera proposée en open source. «On incitera même les entrepreneurs qui le souhaiteront à copier les inventions, les améliorer, les commercialiser! «, précise Coline Debayle. Un positionnement pas banal pour un fonds inédit : les investissements ne seront pas lucratifs, aucun dividende ne sera distribué et tous les bénéfices seront réinvestis. Pas de TRI, donc (tout au plus pourra-t-on récupérer à dix ans 1 € pour 1 € investi), mais un TRP, taux de retour pour la planète, mesurable en kg de CO2 non émis. 

Lancé en décembre 2019, TFTP annonce aujourd’hui plus de 2 000 associés qui ont pu remplir leur bon de souscription en ligne. «Honnêtement, ce sont le bouche à oreille et les réseaux qui nous ont fait grandir», confie la co-fondatrice qui prépare un lancement national à la rentrée de septembre et l’ouverture prochaine d’une filiale à ... Singapour. «Notre objectif est d’être le plus international possible avec des inventeurs et des entrepreneurs du monde entier». Prochaine étape: parvenir à collecter 3 –5 M€ pour investir dans les premières start-up. Lesquelles seront sélectionnés après avoir été scrutées par un comité scientifique, un comité d’éthique... avoir passé l’étape des tests de marché et recueilli l’assentiment de la majorité des associés. « Nous découvrons que des entrepreneurs et des investisseurs «classiques» sont prêts, eux-aussi à venir sur ce modèle et font passer leur intérêt pour la planète avant l’intérêt financier», se réjouit Coline Debayle qui annonce avoir engagé des discussions avec de «grandes entreprises».

----------